21 Juin 2004
Le mystère du manuscrit de Voynich
Nouvelle analyse d'un document
médiéval connu mais
crypté suggérant un contenu inintéressant.
Par Gordon Rugg
Traduit de l'anglais par Flyers
En 1912 Wilfrid Voynich, un américain passioné par
l'échange de livres rares, fit la découverte de sa vie
dans la bibliothèque d'une université Jésuite
proche de Rome : un manuscrit d'environ 230 pages, écrit dans un
langage peu commun et richement illustré d' images
bizarres de plantes, de sphères merveilleuses et de femmes se
baignant. Voynich reconnu immédiatement l'importance de cette
nouvelle acquisition. Bien qu'il ressemblait superficiellement aux
manuels médiévaux d'alchimie ou d'herberisterie, le
manuscrit paraissait être entièrement écrit en
code. Certaines spécificités des illustrations, comme les
coiffures, suggérait que le livre était paru entre 1470
et 1500, et une lettre du 17ème siècle accompagnant le
manuscrit déclarait qu'il avait été rechercher par
Rudolph II, le Saint Empereur Romain, en 1586. Durant les années
1600, au moins deux disciples ont apparemment essayés de
déchiffrer le manuscrit, puis il a disparu durant environ 250
ans jusqu'à ce que Voynich le déterre.
Voynich demanda aux meilleurs cryptographes de son temps de
décoder l'étrange manuscrit, qui ne correspondait
à aucuns des langages
connus. Mais en dépit de 90 ans d'efforts de quelques un des
meilleurs casseurs de code au monde, personne n'a été
capable de déchiffrer la découverte de Voynich, ainsi le
manuscrit est devenu connu. La nature et l'origine du manuscrit reste
un mystère. Les échecs des tentatives de cassage du code
a augmenté la suspicion qu'il n'y a aucun cryptage à
casser. Le texte de Voynich peut ne contenir aucun message du tout, et
le
manuscrit peut simplement être un canular élaboré.
Les critiques de cette hypothèse ont argumenté que le
manuscrit de Voynich est trop complexe pour ne pas avoir de sens.
Comment un farceur médiéval peut écrire 230 pages
d'un manuscrit avec autant de régularité dans la
structure et la distribution des mots? Mais j'ai récemment
découvert que l'on peut répliquer plusieurs des
dispositifs
remarquables de la découverte de Voynich en utilisant un outil
simple de codage qui était disponible au 16ème
siècle. Le texte générer par cette technique
ressemble plus au texte de Voynich, mais c'est du baragouin, sans aucun
message caché. Cette découverte ne prouve pas que le
manuscrit de Voynich est un canular, mais il soutient la théorie
de longue date qu'un aventurier Anglais appeler Edward Kelley peut
avoir concocter le document pour tromper Rudolph II.
(L'empereur proposait de payer la somme de 600
ducats--l'équivalent d'environ 50 000 $ actuel--pour le
manuscrit.)
Peut-être plus important, je crois que la méthode
utilisée pour l'analyse du mystère Voynich peut
être appliquée à d'autres questions
compliquées dans
d'autres domaines. Aborder ce puzzle nécessite des connaissances
dans plusieurs domaines, incluant la cryptographie, les langues et
l'histoire médiévale. En tant que chercheur sur le
raisonnement--l'étude des processus utilisés pour
résoudre des problèmes complexes--j'ai vu mon travail sur
le manuscrit de Voynich comme un test informel d'une approche qui peut
être utilisée pour identifier de nouvelle voies d'aborder
des questions scientifique de longue date. L'étape principale
est de déterminer les points forts et les faiblesses de
l'expertise dans les domaines appropriés.
[NdT: Le titre original ici était "Baby God's Eye?" comme
cette phrase ne voulait rien dire je ne savais pas si je devais la
traduire en Bébé l'Oeil de Dieu ou L'Oeil de Dieu de
Bébé, j'ai donc trancher pour cette deuxième
traduction]
L'Oeil de Dieux de Bébé?
Le premier prétendu décryptage du manuscrit de Voynich
apparu en 1921. William R. Newbold, un professeur de philosophie
à l'Université de Pennsylvanie, clâma que chaque
caractère dans le manuscrit de Voynich contenait les courses
minuscules d'un stylo qui ne pouvait être vues que grâce
à un effet d'optique et que ces courbes formaient un
ancien système stéganographique Grecque. Basé sur
sa lecture du code, Newbold déclara que le manuscrit de Voynich
avait été écrit par Roger Bacon un
philosophe-scientifique du 13ème siècle et
décrivant des découvertes tel que l'invention du
microscope. Cependant, une décennie plus tard, les critiques ont
désavoué la solution de Newbold en montrant que les
courbes microscopiques des lettres n'était que
des fissures naturelles dans l'encre.
Le manuscrit de Voynich a semblé être un code peu
commun,
une langue inconnue ou un canular sophistiqué.
La tentative de Newbold n'était que le départ d'une
longue série d'échecs. Dans les années 1940 les
cryptographes amateurs Joseph M. Feely et Leonell C. Strong ont
appliqués un algorithme de substitution qui
intégré les lettres Romaines à la place des
caractères dans
la découverte de Voynich, mais la prétendue traduction
semblait ne rien signifier. A la fin de la II Guerre Mondiale les
cryptographes de l'armée Américaine qui avait casser les
codes du Japanese Imperial Navy ont passés quelques temps sur
des textes chiffrés de l'antiquité. L'équipe
décrypta chacun d'eux à l'exception du manuscrit de
Voynich.
En 1978 John Stojko, déclara que le texte était
écrit en Ukrainien sans les voyelles, mais sa traduction--qui
incluait des phrases tel que "Le vide est ce pourquoi L'oeil de Dieu de
Bébé se bat"--n'était ni en accord avec les
illustrations du manuscrit ni avec l'histoire Ukrainienne. En 1987 un
physicien nommé Leo Levitov affirmait que le document a
été écrit par les Cathars, une secte
d'hérétiques qui prospérait en France
médiévale, et a été écrit dans un
pidgin* composé de mots venant de différents langages. La
traduction de Levitov, malgré tout, était en
désaccord avec la théologie Cathar suffisament
documentée.
(*)pidgin: sytème linguistique composite servant à
la communication entre gens de parlers différents
En outre, toutes ces combinaisons utilisaient des
méchanismes permettant à un même mot du manuscrit
de Voynich d'être traduit d'une manière à un
endroit du manuscrit et d'une autre façon dans une autre partie
du manuscrit. Par exemple, une étape dans la solution de Newbold
impliquait le décryptage d'anagrammes, ce qui est notoirement
imprécis: l'anagramme ADER, par exemple, pouvait être
interprété comme READ, DARE ou DEAR. La pluspart des
savants s'accordaient sur le fait que tous les essais de
décodage du manuscrit de Voynich étaient teintés
d'un
degré d'ambiguïté innaceptable. D'ailleurs, aucune
de ces méthodes ne pourrait encodé un texte en clair vers
un texte crypté avec les propriétés les plus
importantes du manuscrit de Voynich.
Si le manuscrit n'est pas un code, peut-il être un langage
inconnu? Quoique nous ne puissions pas déchiffrer le texte il
présente un ensemble extraordinaire de régularité.
Par exemple, les mots les plus communs apparaissent souvent deux fois
ou plus dans une ligne. Pour représenter les mots, je vais
utiliser l'Alphabet Européen de Voynich (European Voynich
Alphabet), une convention
pour traduire les caractères du manuscrit de Voynich vers des
lettres Romaines. Un exemple tiré du folio 78R du manuscrit
où nous lisons: qokedy qokedy dal qokedy qokedy. Ce degré
de répétition est introuvable dans les autres langages
connus. Réciproquement, Le manuscrit de Voynich ne contient que
très peu de phrases où deux ou trois mots
différents apparaissent régulièrement ensemble.
Ces
caractéristiques font qu'il est peu probable que le langage
Voynich soit un langage
humain--il est simplement trop différent des autres langues.
La troisième possibilité est que le manuscrit
était un canular conçu pour un gain monétaire ou
qu'il s'agit de la création d'un quelconque alchimiste fou
insignifiant. La complexité
linguistique du manuscrit semble contredire cette théorie. En
plus des répétitions des mots, il y a différentes
régularités dans la structure interne des mots. La
syllabe commune qo, par exemple, n'apparait qu'en début de mot.
La syllabe chek devrait apparaître au début d'un mot, mais
si cela se passe dans le même mot que qo, alors qo vient toujours
avant
chek. La syllabe commune dy apparait généralement
à la fin du mot et occasionnellement au début mais jamais
à la fin.
Un simple "pick and mix" canular qui combine les syllabes au hasard ne
peut produire un texte avec autant de régularités. Le
manuscrit de Voynich est également bien plus complexe que
n'importe quel discours pathologique dûe à un dommage
cérébral ou de désordres psychologiques.
Même si un alchimiste fou avait construit une grammaire depuis un
langage inventer et après avait passer des années
écrivant un manuscrit employant cette grammaire, le texte en
résultant ne partagerait pas les différentes
spécificités statistiques de la découverte de
Voynich. Par exemple, la taille des mots du manuscrit de Voynich forme
une distribution binomiale--qui est, les mots les plus communs ont cinq
ou six
caractères, et le nombre d'occurence des mots avec plus ou moins
de caractères diminue rapidement depuis ce pic en une courbe
symétrique en forme de cloche. Ce type de distribution est
extrêmement peu courant dans un langage humain. Dans presque
toutes les langues humaines, la distribution de la taille des mots est
plus large et asymétrique, avec un nombre d'occurence plus grand
des mots relativement longs. Il est vraiment inhabituel que la
distribution binomiale du texte de Voynich aurait pu être
délibérément une partie d'un canular, parce que ce
concept statistique n'a été inventé que
plusieurs siècles après que le manuscrit fût
écrit.
Raisonnement d'expert
En résumé, le manuscrit de Voynich apparaissait comme
étant un code extrêmement inhabituel, un langage
étrange et inconnu ou un canular sophistiqué, et il n'y
avait aucune manière évidente pour résoudre le
problème. Il se trouvait que ma collègue Joanne Hyde et
moi cherchions un tel puzzle quelques années auparavant. Nous
avions développé une méthode pour une
réévaluation critique de l'expertise et du raisonnement
utilisés lors de la recherche de la résolution de
problèmes compliqués. Comme test préliminaire,
j'ai appliquer cette méthode aux recherches sur le manuscrit de
Voynich. J'ai commencé en déterminant les types
d'expertises précédemment appliquées au
problème.
L'hypothèse que les spécificités du manuscrit de
Voynich est contradictoire à n'importe quel langage humain
était basé sur les expertises substantielles
appropriées des linguistes. Cette conclusion semblait juste,
alors j'ai procédé à l'hypothèse du
canular. La pluspart des personnes qui ont étudiées le
manuscrit de Voynich s'entendait pour dire que le texte de Voynich
était trop complexe pour être un canular. J'ai trouver,
malgré tout, que cette opinion était plus basée
sur des intuitions plutôt que sur des évidences. Il n'y a
aucun corps d'expertise sur la façon d'imiter un long texte
chiffré médiéval, car il est difficile de trouver
des exemples de tels textes, encore moins de canulars de ce genre.
Plusieurs chercheurs, comme Jorge Stolfi de l'Université de
Campinas au Brésil, s'était demandé si le
manuscrit de Voynich a été réalisé en
utilisant un générateur de texte utilisant des tables
aléatoires. Ces tables ont des cellules contenant des
caractères et des syllabes; l'utilisateur sélectionne une
séquence de cellules--peut-être en lançant des
dés--et les combines pour former un mot. Cette technique
peut générer certaine des régularité dans
les mots du texte de Voynich. Avec la méthode de Stolfi, la
première colonne de la table peut contenir des syllabes
préfixes, comme qo, apparaissant seulement au début des
mots; la deuxième colonne peut contenir des "midfixes" (des
syllabes apparaissant au milieu des mots) comme chek, et la
troisième colonne peut contenir des syllabes suffixes comme y.
Le choix d'une syllabe de chaque colonne dans l'ordre produirait des
mots avec la structure caractéristique du manuscrit de Voynich.
Certaines des cellules doivent être vide, de sorte que l'on
puisse créé des mots manquant d'un prefixe, d'un "midfix"
ou d'un suffixe.
L'aventurier Edward Kelley a dûe concocter le document
pour
tromper Rudolph II, le Saint Empereur Romain.
Les autres spécificités du texte de Voynich,
malgré tout, ne sont pas facilement reproductibles. Par exemple,
certains caractères sont individuellement habituels mais
n'apparaissent que rarement à la suite. Les caractères
traduits en a, e ou l sont communs, tout comme la combinaison al, mais
la combinaison el est très rare. Cet effet ne peut être
reproduit en mélangeant aléatoirement les
caractères d'une table, ainsi Stolfi et les autres ont
rejetés cette approche. Le terme clé ici, quoique, est
"aléatoirement". Pour les chercheurs modernes, l'aspect
aléatoire est un concept de valeur inestimable. Pourtant c'est
un concept développé longtemps après que le
manuscrit ait été écrit. Un canular
médiéval aurait probablement employé une
manière différente de combiner les syllabes qui ne
pourraient pas être aléatoires dans le sens
statistique strict. J'ai commencé à me demander si
certaines des spécificités du texte de Voynich pourraient
être la conséquence d'un dispositif
obsolète ancien.
La Grille de Cardan
C'était comme si l'hypothèse du canular méritait
davantage de recherche. Ma prochaine étape était de
tenter de produire un faux document pour voir les attributs du
résultat. La première
question était, quelle technique utiliser? La
réponse dépendait de la date à laquelle le
manuscrit fût écrit. Ayant travailler dans
l'archéologie, un domaine dans lequel dater les objets est une
chose importante, je me méfiais du consensus
général des chercheurs ayant travailler sur le document
de Voynich disant que le manuscrit avait été
créé avant 1500. Il était illustré dans le
style de la fin des années 1400, mais cet attribut ne donnait
pas la date d'origine du document de façon concluante; les
travaux artistiques sont toujours réalisés dans le style
d'un peu avant une période, innocemment ou pour faire
croire que le document est plus vieux. J'ai donc recherché une
technique de codage existante dans la plus grande brochette possible de
dates d'origine du manuscrit--entre 1470 et 1608.
Une possibilité prometteuse était la grille de Cardan,
qui avait été inventée par le mathématicien
Italien Girolamo Cardano en 1550. Elle consiste en une carte avec des
fentes découpées dedans. Quand la grille est
déposée au-dessus d'un texte apparemment innocent
réalisé avec la même copie de la carte, les fentes
revèle les mots du message caché.
J'ai réalisé qu'une grille de Cardan avec trois fentes
pouvais être utilisée pour choisir les permutations des
préfixes, des "midfixes" et des suffixes depuis une table pour
générer des mots dans le style de ceux du texte de
Voynich.
Une page typique du manuscrit de Voynich contient environ de 10
à 40 lignes, chacune constituée d'environ 12 mots. En
utilisant le modèle trois-syllabe du texte de Voynich, une
simple table de 36 colonnes et de 40 lignes contiendrait assez de
syllabes pour produire une page entière du manuscrit avec une
grille simple. La première colonnes listerais les
préfixes, la seconde les "midfixes" et la troisième les
suffixes; les colonnes suivantes répèteraient ce
modèle. Vous pouvez aligner la grille au coin supérieur
gauche de la table pour créé le premier mot du texte de
Voynich et ensuite la bouger de trois colonnes vers la droite
pour créer le prochain mot. Ou vous pouvez bouger la
grille une colonne plus loin vers la droite ou sur une ligne plus
basse. En positionnant successivement la grille au-dessus des
différentes parties de la table, vous pouvez créé
des centaines de mots comme dans le texte de Voynich. Et la même
table peut être utilisée avec une grille différente
pour créer les mots de la page suivante.
J'ai élaboré trois tables à la main, ce qui a pris
deux ou trois heures par table. Il m'a fallu deux ou trois
minutes pour découper chaque grille. (J'en ai fait 10).
Après cela, j'ai pu généré du texte aussi
vite que je pouvais le transcrire. En tout, j'ai réalisé
entre 1 000 et 2 000 mots de cette façon.
J'ai découvert que cette méthode pouvait facilement
reproduire la pluspart des spécificités du texte de
Voynich. Par exemple, vous pouvez vous assurer que certains
caractères ne puissent apparaître ensemble en dessinant
soigneusement les tables et les grilles. Si les fentes successives de
la grille sont toujours sur des lignes différentes, alors les
syllabes dans les cellules horizontalement adjacentes dans la table
n'apparaîtrons jamais ensemble, même si elles peuvent
être habituelles individuellement. La distribution binomiale des
tailles des mots peut être générée en
mélangeant des syllabes courtes, moyennes et longues dans la
table. Une autre caractéristique du texte de Voynich--le fait
que le premier mot d'une ligne tend à être plus long que
les suivants--peut être reproduit simplement en mettant la
pluspart des syllabes longues du côter gauche de la table.
La méthode de la grille de Cardan fait donc apparaître
qu'il s'agit d'un mécanisme par lequel le manuscrit de Voynich a
pu être créé. Mes reconstitutions suggérent
qu'une personne aurait pu produire le manuscrit, en incluant les
illustrations, en seulement trois ou quatre mois. Mais une question
cruciale reste en suspend: Est-ce que le manuscrit ne contient qu'un
baragouin incompréhensible ou un message codé?
J'ai trouvé deux manières d'employer les grilles et les
tables pour encoder et décoder du texte en clair. La
première était un chiffrement qui convertissait le texte
en clair en des syllabes "midfix" qui sont ensuite incorporées
dans des préfixes et des suffixes sans signification en
utilisant la technique décrite ci-dessus. La seconde technique
d'encodage assignait un nombre pour chaque caractère du texte en
clair et utilisait ensuite ces nombres pour spécifier le
placement de la grille de Cardan au-dessus de la table. Les deux
techniques, malgré tout, produisent des textes avec moins de
répétition de mots que le texte de Voynich. Cette
conclusion indique que la grille de Cardan était en effet
utilisée pour créer le manuscrit de Voynich,
l'auteur a probablement abilement créé un texte sans
aucun sens
plutôt qu'un texte crypté. Je n'ai trouvé aucune
preuve évidente que le manuscrit contient un message codé.
Cette absence d'évidence ne prouve pas que le manuscrit
était un canular, mais mon travail montre que la construction
d'un canular aussi complexe que le manuscrit de Voynich
était en effet faisable. Cette explication coïncide avec
différents faits historiques intrigants: John Dee, un disciple
d'Elizabeth, et son déshonorant associer Edward Kelley
visitèrent la court de Rudolph II durant les années 1580.
Kelley était un forgeur reconnu, mystique et alchimiste qui
connaissait les grilles de Cardan. Certains experts du manuscrit de
Voynich ont longtemps cruent que Kelley en était l'auteur.
Ma subalterne, l'étudiante Laura Aylward enquête
actuellement pour voir si des dispositifs statistiques plus complexes
du manuscrit peuvent être reproduit en utilisant la technique de
la grille de Cardan. La réponse à cette question
nécessitera la production de grandes quantité de texte en
utilisant différentes tables et grilles, alors nous
écrivons un logiciel permettant d'automatiser la méthode.
Cette étude nous a ouvert de nouveaux horizons quant à la
réexamination de problèmes difficiles pour
déterminer si des solutions possibles ont été
négligées. Un bon exemple d'un tel problème est la
question de ce qui cause la maladie d'Alzheimer. Nous planifions
d'éxaminer si notre approche pourrait être
utilisée pour réévaluer les recherches
précedentes dans ce désordre mental. Nos questions
incluerons: les investigateurs ont-ils négligés un champ
d'expertise nécessaire? Et y a-t-il quelques subtiles
malentendus entre les différentes disciplines mises en
application dans ce travail? Si nous pouvons utiliser ce processus pour
aider les chercheurs en matière de la maladie d'Alzheimer cela
nous permettra de découvrir de nouveaux horizons très
prometteurs, alors un manuscrit médiéval qui ressemblait
à un manuel d'alchimiste s'avèrerais être un
avantage pour la médecine moderne.
GORDON RUGG a commencé à être
intéresser par le manuscrit de Voynich il y a de cela quatre
ans. Au début il le voyait simplement comme un puzzle intrigant,
mais après il le vit comme un essai pour
rééxaminer des problèmes complexes. Il obtenu son
Ph.D. (doctorat) en philosophie à l'Université de Reading
en 1987. Maintenant grand conférencier à l'Ecole de
Calcul et des Mathématiques (School of Computing and
Mathematics) à l'Université de Keele en Angleterre, Rugg
est éditeur en chef de "Expert Systems": Le Journal
International de l'Ingénierie Cognitive et des Réseaux
Neuronnaux. Ses recherches portent sur des sujets comme la nature de
l'expertise et le modélage des informations, connaissances et
croyances.